Petite histoire que j'écris cet été :) Tirée du film "L'Associé du Diable"
Chapitre I
Adam venait de terminer ses études dans une petite université d'Angleterre et était fier de lui : il était major de sa promo. Certes, dans une école quasi sans nom, le prestige est moindre, mais il en était plus qu'heureux et ne manquait pas une seule occasion de faire savoir qu'il était le meilleur. D'ailleurs c'était un trait de caractère dominant d'Adam : montrer qu'il pouvait faire mieux que tous. Ça lui avait bien servit pour ses études ! Mais beaucoup desservit pour sa vie privée et familiale. En effet, Adam n'était pas très proche de sa famille qui le supportait difficilement : entre le peu d'onomatopées qu'il pouvait sortir sur un sujet qu'il ne maîtrisait pas à fond et le babil incessant qu'il était capable de produire sur le sujet du droit, les repas de famille devenaient vite épuisant ! Ah, je ne vous l'avais pas dit ? Oui, oui, Adam est officiellement avocat. Position relativement confortable vis à vis des relations « sociales » vous me direz, mais pas dans son cas...
Une chose néanmoins attirait les gens : sa volonté de bien faire. Du moins, de faire le bien. Comme tout jeune universitaire il avait dans l'idée de révolutionner le monde et donc de défendre les plus jeunes et les plus opprimés afin de faire valoir une carrière exemplaire ! Oui, personne n'est parfait, les défauts ont la vie dure. Il commença donc par être employé d'état, avocat chargé d'office, et avait négocié la clause de pouvoir refuser un contrat pour « incompatibilité d'humeur ». Sa carrière commençait bien, sa réputation se créait et il commença à se faire connaître. Il ne perdit aucun procès, il relevait tout les défit ! Il n'y eut qu'un défit qu'il n'arriva pas à relever : celle d'une vie intime. En effet, notre Adam n'arrivait pas à faire durer ses relations. Toutes les demoiselles qu'il rencontrait n'arrivait pas à le combler, même les plus audacieuses ! Malgré les degré élevés inventivité qu'il déploya, aucune ne le fis jouir plus de deux ou trois fois au plus. Après ça il s'ennuyait, n'arrivait pas à bander ou pire restait insatisfait et devait se finir seul. Un grand vide se créait en lui que même sa réussite social n'arrivait pas à combler.
Alors qu'il commençait sérieusement à se sentir enfermé dans sa vie, il reçut une lettre : une proposition de poste dans une grande société de Londres. Il en resta en état de choc pendant plusieurs heures ! Il crut à un canular et passa donc plusieurs coup de fil. Il s'avéra que la proposition était réelle et que le patron avait demander expressément à le recruter. On lui proposait de travailler dans la société d'avocat la plus connue de tout l'Angleterre ! Et sur insistance du patron ! Vous pensez bien que tout le monde en entendit parler pendant un bon moment. Du moins, jusqu'à ce qu'il déménage et change donc de fréquentation. Il se pris à rêver de grandeur, mais de la vraie grandeur : le luxe, les filles, la boisson, la notoriété, et qui sais, peut-être être connu internationalement ! Bon, son ego fut surtout stimulé pendant les heures de train qu'il dut faire pour changer de ville. Que voulez vous, on est plus productif à rêver de soleil lorsqu'on est sous la pluie.
A sa décharge, sa vie devint à peu de choses près ce qu'il avait imaginé ! Il eut droit à être présenté à tout le gratin de Londres, il eut droit aux réceptions, au champagne, aux filles, au superbe appartement et tout ça à chaque fois sur insistance du Patron. Un patron qui apparemment aimait à entretenir le mystère car Adam ne l'avait jamais vu ! Ni à une soirée, ni au bureau, ni aux réunions, ni aux procès, pas une fois, et pourtant il semblait être informé de tout ! A croire que l'on était dans un réseau de la mafia. Mais eu final peu lui importait, les paillettes lui en mettaient plein la vue et il s'en contentait.
On lui confia de petites histoires, des procès peu engageant qu'il défendit pourtant avec acharnement, toujours tiraillé par cet petite voix qui le guidait sur la voie du bien et des bonnes actions. Encore une fois il se fit connaître. Encore une fois il acquis un certain prestige à jouer dans une nouvelle cour, mais il compris rapidement qu'il ne nageait pas encore avec les gros requins, et qu'on le laissait barboter avec les enfants. Il attendait LA bonne affaire, l'occasion de faire ses preuves, et surtout de rencontrer le Patron. Il avait en effet appris que seul une poignée d'avocats de l'entreprise le connaissait personnellement. Apparemment le Patron ne s'entourait que des meilleurs dans leurs domaines et ne souffrait pas d'avoir de petits pigeons autour de lui, il voulait des as.
Après une nouvelle affaire, encore remportée, il suivit encore la même routine et sortit en ville, bu plus que de raison, leva une fille, lui fis l'amour sauvagement toute la nuit... Et se finis seul dans la salle de bain. Hey oui, malgré le changement de vie, Adam n'arrivait toujours pas à jouir correctement de sa partenaire, restant toujours avec une envie plus que présente et une insatisfaction grandissante. Alors qu'il digérait son impuissance galopante, et sa gueule de bois, dans la salle de repos de l'étage, il fut dérangé par un avocat qu'il n'avait jamais vu. Adam connaissait pourtant tout le monde, au moins de vue si ce n'était de nom. Le type entra dans la salle habituellement vide et vint se servir un café également. Sans aucune trace de la gêne qui aurait trahit sa nouvelle appartenance au groupe, il trouva le lait et le sucre aisément et s'assit pile en face d'Adam.
L'homme ne payait pas de mine : à peu près la trentaine, un mètre soixante-dix soixante-quinze, brun, bien portant mais ordinaire, quelconque, peu remarquable. Adam se dit que c'était sûrement une personne de moindre importance et que ça expliquait le manque de présentation. Le mec commença à lui parler, à lui demander si ça allait, ce qu'il avait fait pour être aussi peu en forme, ce qui expliquait ses cernes, etc, en gros, il tentait d'entamer la conversation. Adam, n'étant pas du tout en forme pour ça (il n'en était qu'au troisième café), lui laissa l'essentiel de la conversation et laissa ses yeux dériver sur le costume du mec, à la recherche d'un indice pouvant lui indiquer l'identité de son interlocuteur. Il remarqua alors à travers la table en verre que les chaussure de l'inconnu étaient neuves et... Griffées ! Il regarda avec plus d'attention les vêtements de l'homme et découvrit que sous leur allure ordinaire, les vêtements sortaient tous de grands magasins et devaient coûter chacun plus cher que tout ce qu'il pouvait porter lui même. Un sous fifre, un gratte papier ne pouvait pas se payer ça ! Il commença dont à s'intéresser un peu plus à son interlocuteur. L'homme parlait aussi de ses conquêtes féminines et racontait la soirée torride qu'il avait passé avec une des secrétaire de la boite. Le nom fit tiquer Adam : il s'agissait de la secrétaire de son responsable ! Autant dire chasse gardée ! Une fois la description du pied qu'ils avaient pris tout les deux fini, il vida sa tasse et se leva pour partir. Adam sortit difficilement un « A la prochaine » alors que l'homme ouvrait la porte. Le mec se retourna à demi et dit : « Pas de problème Adam, on se reverra. Au fait, moi c'est Grégory, mais appel moi Grèg, c'est plus intime ».










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